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Quel système de vitesses pour un vélo de ville ?

par | 4 Déc 2020 | Équipements du vélo en ville | 0 commentaires

Le système de changement de vitesses est un choix important qui va largement peser dans le confort de votre vélo de ville, il faut ainsi bien tenir compte des avantages et des inconvénients de chacun des systèmes existants selon l’usage qu’on l’on a de sa bicyclette. 

Jean Fourche vous explique tout ça !

Les grands principes

Il existe deux grands systèmes de changement de vitesses sur un vélo, les dérailleurs et les moyeux à vitesses intégrées.

Pour vulgariser un maximum, sur un système de dérailleur la variation des vitesses se fait à l’extérieur alors qu’elles sont directement intégrées à la roue arrière dans le cas d’un moyeu à vitesses.

Comment marche un dérailleur

Le dérailleur a été inventé à la fin des années 1800, en 200 ans il a bien entendu beaucoup évolué mais son principe de base reste le même : faire varier l’axe de la chaîne pour faire dévier cette dernière de pignons en pignons (dérailleur arrière) ou de plateaux en plateaux (dérailleur avant), via la tension d’un câble actionné par le cycliste.

Les vélos de villes munis de dérailleurs sont souvent équipés de 1 à 3 plateaux et de 2 à 7 pignons.

Comment fonctionne un moyeu à vitesses

Guère plus récents, ces systèmes inventés au tout début des années 1900 permettent le changement des vitesses directement à l’intérieur du moyeu arrière. On pourrait comparer ce système a une mini boîte de vitesses pour automobiles car c’est grâce à une cascade d’engrenages que l’on peut faire varier les vitesses de son vélo.

Contrairement aux vélos munis de dérailleurs, les vélos montés avec un moyeu à vitesses ne nécessitent qu’un seul plateau et qu’un seul pignon puisque que tout se passe à l’intérieur du moyeu.

Leviers, gâchettes ou poignées ?

Changer ses vitesses sur vélo peut se faire via trois grands principes : les leviers, les gâchettes ou les poignées tournantes.

Les leviers sont les plus anciens systèmes et sont majoritairement utilisés pour des vélos de type route munis de dérailleurs. Ils sont positionnés directement sur le cadre ou parfois sur le guidon (on les appellera alors les manettes classiques).

Concernant les gâchettes, c’est une impulsion de l’index ou du pouce qui va actionner le changement de vitesses, elle sont elles aussi majoritairement utilisées pour des usages sportifs notamment sur des VTT munis de dérailleurs.

Quant aux poignées tournantes, ces dernières sont placées sur les guidons, accolées au poignées. Elles sont souvent utilisées en ville pour un usage non sportif lorsque les changements de vitesses ne sont pas trop fréquents car l’effet tournant peut à terme fatiguer le poignet.

Alors dérailleur ou moyeu à vitesses pour la ville ?

Côté entretien et robustesse, c’est le moyeu à vitesses qui l’emporte pour ses engrenages auto graissés et enfermés dans le moyeu, fini les poussières et le nettoyage ! Les systèmes de dérailleurs nécessitent en effet de nettoyer et huiler régulièrement les pignons et les plateaux. Les dérailleurs sont aussi soumis à la casse lors des chutes. Enfin, l’usure pignon / chaîne est aussi amoindrie sur les systèmes de moyeu à vitesses. 

Impossible de parler des dérailleurs sans parler du risque de dérailler… ça parait évident, mais en ville c’est l’une des plus importantes contraintes de ce système. La chaîne qui saute, la pédale qui tourne brutalement, le risque de chute et de blessure, pour finir inévitablement les doigts noirs couverts de graisse. 

Au niveau du confort d’utilisation, on peut là aussi reconnaître les atouts des moyeux à vitesses intégrées pour deux raisons : la stabilité du système qui nécessite très rarement des réglages et la possibilité de changer ses vitesses à l’arrêt, pratique aux feux rouges en ville !

Sur l’aspect performance et légèreté, bon point pour les dérailleurs car les moyeux à vitesses sont souvent plus lourds. Les dérailleurs permettent aussi l’accès à une plage de vitesses plus importante que sur les moyeux intégrés, ils offrent ainsi la possibilité de grimper de forte cotes ou d’atteindre des vitesses plus élevées. 

À ce sujet nous avons rédigé un article dédié au choix du nombre de vitesses sur un vélo de ville :

Pour résumer, tout dépend de l’usage que l’on a de son vélo. 

On préférera l’utilisation de moyeux à vitesses intégrées pour un usage purement pratique, très citadin et lorsqu’on recherche du confort. En effet, l’absence d’entretien, la robustesse et le confort d’utilisation vont jouer un rôle important pour ce type d’utilisation. 

Les dérailleurs seront préférés pour une utilisation plus dynamique voir sportive avec une plage de vitesses plus étendue ainsi qu’un poid amoindri pour les plus exigeants et les plus pressés d’entre vous.

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